© Comité Paul MONDAIN

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 Témoignages de sa famille 

    Paul Mondain est un être exceptionnel, un père érudit, authentique artiste qui n’est pas connu car désintéressé et humble. Paul Mondain donnait gratuitement des cours de dessin et de peinture, il n’exposait que presque contraint et forcé. 
 

    Le docteur Mondain a effectivement des traits rabelaisiens : sa personnalité est riche et très attachante ; cet homme particulièrement cultivé et sensible, qui « présentait toujours bien », même dans les situations les plus délicates, était à la fois simple et charismatique. Sa personnalité était bien incompatible avec celle de l’administrateur froid Perrussel.

Mondain déguisé en cow-boy,

pour ses filles 

    Selon son fils Thierry et sa fille Florence, bien qu'il appartienne à la haute société de Limoges, il était toujours vif et prêt à plaisanter, toujours prêt à faire le clown pour amuser ses enfants et il faisait sa sauce vinaigrette lui-même. Il fumait la pipe en écume blanc de mer avec des gants blancs, sans doute résurgences de son passé presque aristocratique.


    Il était soucieux d'une bonne éducation de ses enfants. La télévision était proscrite au profit de promenades à pieds, à la découverte des lézards et des papillons. Le soir était occupé par des jeux en famille. 

     Agée de cinq ans, Florence dit un peu brutalement : « je veux une orange papa ». C'est la seule fois où son père l'a réprimandée ; « il m'a envoyée dans ma chambre déclarant : si tu veux ton orange tu iras la chercher (il l'avait lancée dans le jardin). J'ai rectifié en disant : je voudrais s'il te plait ... ».


    Florence n’a jamais entendu son père se plaindre ou faire des critiques négatives, il prenait la vie avec philosophie. Il disait : « Je suis un original qui ne se désoriginalisera jamais. »


    Pourtant, Madame Schneider-Mondain nous confiait que la nuit, elle était parfois réveillée par son mari qui pleurait, tourmenté par des événements troubles produits dans sa journée de travail.


    Thierry ne cache pas que Mondain aimait les femmes. Le médecin s’éprend de Françoise Chibois, son interne. Françoise était une fille unique très choyée, elle était pianiste et peintre, mais commettait des excès. Il propose à son épouse de vivre en commun avec elle tout en partageant leurs revenus.

 

    Paul Mondain n’aimait pas les formalités administratives. Son épouse Raymonde remplissait les déclarations d’impôts, elle gérait toute l’administration du ménage. Etant tous deux incapables de gérer un budget, Paul Mondain et Françoise Chibois, avant le divorce, auraient voulu déléguer la gestion d'un « ménage » à trois à Raymonde ! C’en était trop pour l’épouse. Excédée par un mari volage et trop détaché des choses de ce monde, elle divorce, reprend son nom de jeune fille, tout en conservant d’excellents rapports avec Paul et Françoise. 


    Autre situation insolite que pouvait susciter l'artiste : En 1958 son ancienne compagne Cécile Carpe, séparée de son amant, lui propose ses services de ménagère alors qu’il vit déjà avec sa fiancée, mademoiselle Schneider. Mondain écrit : « … elle a proposé au moment de son départ en 1958 de rester ici à la maison, de faire la cuisine pour ma fiancée qui est depuis devenue ma femme. Elle a même proposé de revenir tous les mois pour peindre les tableaux en blanc, préparer les toiles, se faire payer aux heures d’ouvrier spécialisé … ».


    Raymonde et Florence Mondain sont aujourd’hui voisines et vivent en Franche-Comté. Elles nous ont apporté d’innombrables détails sur la vie professionnelle, artistique et personnelle de Paul Mondain. Elles ont été en possession de la plus importante collection des œuvres de Mondain, héritée du dernier compagnon-médecin de Françoise Chibois. Leur aide a été précieuse dans l’élaboration de cet ouvrage.

   Thierry Carpe vit dans le Var. Il nous a rapporté des souvenirs touchants, surtout concernant la période limousine. Thierry ne conserve pratiquement pas de souvenirs de la période quimpéroise car il a quitté cette ville à l'âge de quatre ans. Il passait ses vacances à Limoges ou dans la grande maison de la famille Chibois  près d'oradour sur Glane, dans une excellente ambiance, en compagnie de son père et de ses demi-soeurs. Thierry nous a laissé un carnet d'adresse qui nous permettra de renouer avec les descendants de ses amis limougeauds et d'enrichir notre collection de reproduction de tableaux. Mondain a effectivement laissé une importante quantité d'oeuvres dans cette région.

Madame Florence Mondain, fille de l’artiste